canards colvert
Selon le relevé annuel des populations nicheuses d’oiseaux aquatiques et de l’habitat, la population continentale totale de canards atteint presque 41 millions d’oiseaux, ce qui correspond à l’estimation de la population de l’an dernier et dépasse de 21 % la moyenne à long terme.
 

Le relevé annuel fait état de populations de canards constantes en Amérique du Nord

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Marais Oak Hammock, Manitoba, le 7 juillet 2010 — Selon le relevé annuel des populations nicheuses d’oiseaux aquatiques et de l’habitat, la population continentale totale de canards atteint presque 41 millions d’oiseaux, ce qui correspond à l’estimation de la population de l’an dernier et dépasse de 21 % la moyenne à long terme.

Ce relevé annuel est le fruit d’une immense collaboration du United States Fish and Wildlife Service (USFWS) et du Service canadien de la faune (SCF) qui a lieu tous les printemps depuis 1955. Réalisé d’abord à l’essai en 1947, le relevé annuel est maintenant le relevé le plus considérable, le plus ancien, le plus efficace et le plus fiable de la faune réalisé dans le monde.

Environ douze aéronefs à voilure fixe, plusieurs hélicoptères, des véhicules motorisés dont des camions et des véhicules tout-terrain et des douzaines de biologistes et de pilotes font le relevé d’une superficie de plus de cinq millions de kilomètres carrés d’habitat de reproduction de la sauvagine. Toutes les espèces de sauvagine sont recensées dans des unités d’échantillonnage définies, appelées transects, pour donner un indice annuel de la taille des populations.

Plus de 80 000 kilomètres (55 000 milles) de transects sont survolés annuellement au-dessus d’une partie du nord des États-Unis (Montana, Dakota du Nord et du Sud, Minnesota et Alaska), des prairies canadiennes (Alberta, Saskatchewan et Manitoba), et de la forêt boréale canadienne, depuis la Nouvelle-Écosse jusqu’à la Colombie-Britannique. Autant de vols équivaut à compter, tous les ans, les canards sur une seule ligne qui ferait deux fois le tour du monde. C’est une tâche gigantesque, importante pour la planification et la mise en œuvre des programmes de Canards Illimités Canada (CIC).

Selon Henry Murkin, directeur des programmes de conservation de CIC, de nombreux canards s’arrêteront au printemps nicher là où les conditions des milieux humides seront propices dans les aires de reproduction. Les résultats de cette année confirment encore ce que CIC dit depuis des années : ajoutons de l’eau dans un bon habitat pour les canards et ces derniers viendront.

« Si l’on se fie à cette équation à long terme, les prairies et la forêt boréale de l’Ouest du Canada sont depuis toujours les plus grandes zones de reproduction fréquentées par les canards, dit M. Murkin. Ces deux dernières années, toutefois, l’abondance d’eau dans les deux États du Dakota a créé des conditions favorables à la reproduction des canards et ces derniers y ont effectivement réagi. »

L’eau n’est pas la seule nécessité pour de nombreuses espèces. Les canards barboteurs, en particulier, ont aussi besoin d’un milieu sec d’assez bonne qualité autour des milieux humides pour se reproduire. M. Murkin est optimiste, mais prudent, au sujet des fortes pluies de juin au Canada et de l’influence de ces précipitations sur le vol automnal possible cette année.

« Lorsque le relevé a été fait au début de mai, il y avait de l’eau dans certains secteurs, mais les conditions des milieux humides de nombreux autres secteurs des Prairies canadiennes n’étaient pas bonnes », dit-il. Nous ne pouvons que supposer l’influence positive de la grande quantité d’eau tombée sur les provinces des Prairies en ce moment qui susciterait une deuxième nidification ou la nidification des canards qui nichent tardivement. Nos recherches nous ont appris qu’une augmentation de l’eau signifie habituellement que la saison de reproduction se prolongera. Des oiseaux qui ont précédemment perdu des nids peuvent pondre de nouveau. Aussi, plus d’eau veut dire plus de couvert pour les canetons, ce qui accroît leurs chances de survie. »

Même si le rapport de cette année est jugé encourageant dans le monde des canards, le maintien du statu quo n’est nullement une occasion de célébrer.

« Pour dire toute la vérité, la base des habitats de la sauvagine, en particulier les milieux humides, les herbes des prairies et les terres hautes qui les entourent et dont les canards ont besoin pour nicher, diminue des deux côtés de la frontière, explique M. Murkin. Par exemple, en raison de l’eau qui se trouve actuellement dans les prairies canadiennes, nous devrions pouvoir dire avec confiance que l’an prochain sera une très bonne année pour la sauvagine qui se reproduit dans les prairies canadiennes. Cependant, au rythme où les milieux humides sont détruits et asséchés et en l’absence de politiques gouvernementales proactives pour conserver les milieux humides qui protègent les aires naturelles dont les canards ont besoin pour se reproduire, la réussite n’est pas assurée, même s’il y a beaucoup d’eau. Voilà pourquoi CIC et ses partenaires doivent rester centrés sur leur mission de conservation. »

Renseignements :

Duncan Morrison, d_morrison@ducks.ca
Gestionnaire des Relations avec les médias
Canards Illimités Canada
tél. : 204-467-3202

 
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