
“Il est important de gérer nos terres de façon responsable, à partir d’idées différentes provenant de personnes différentes. Je crois qu’il est important d’assumer nos responsabilités envers ce qui nous a été donné.”– Paul Brandt

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revue Conservationniste. (PDF, 2.08 mo)
Une grande vedette country au grand cœur
Marais Oak Hammock, Manitoba, août 2010 – Paul Brandt, une grande vedette de la musique country canadienne, a récemment rencontré l’équipe du magazine Conservationniste de Canards Illimités Canada (CIC) pour parler de sa carrière, de ses expériences en conservation et de sa passion grandissante pour le plein air.
À deux reprises au cours des dernières années, Paul Brandt a donné généreusement de son temps et de son talent dans le cadre d’un forfait de chasse à la sauvagine vendu aux enchères lors du souper-bénéfice de Canards Illimités Canada de Calgary. Tous les fonds recueillis pour les chasses, toutes deux coordonnées par Lloyd Derry, aujourd’hui directeur national du programme de dons planifiés de CIC, ont été versés aux activités de conservation de CIC. À ces deux occasions, Brandt a pris sa guitare et a diverti le joyeux groupe de supporteurs de CIC en leur offrant une prestation acoustique inoubliable.
Quant à son emploi du temps, Paul Brandt est un homme occupé : sa prestation aux récents Jeux olympiques de Vancouver est suivie d’une nouvelle compilation d’œuvres musicales et d’un été de concerts bien rempli. Non seulement lui et sa femme Liz sont-ils des parents très occupés par leur fils de deux ans, Joe, mais Paul travaille parallèlement à la mise sur pied de son propre organisme de bienfaisance, « priceles$. », et à celle d’un nouveau projet musical comprenant deux albums de chansons (titre provisoire : « Now »). Il travaille en outre à la planification d’une tournée nationale à l’automne 2011 et à la création d’une émission télévisée pour le réseau Country Music Television Canada.
Q) Votre prestation aux Jeux olympiques a été applaudie par les Canadiennes et les Canadiens provenant de toutes les couches de la société. Expliquez-nous pourquoi vous êtes fier d’être canadien.
R) C’était vraiment extraordinaire de participer de cette façon aux Jeux olympiques et de faire partie de la fierté nationale. En tant que ville hôte des Jeux, Vancouver a fait une grande place au Canada. Je crois que c’était très intelligent de présenter tous les aspects uniques du Canada lors des Jeux. Nous faisions partie du programme Alberta Showcase, et j’ai fait une prestation lors des cérémonies de remise des médailles à la Place GM. Se produire devant un si vaste public a été une expérience extraordinaire les gars de l’orchestre et moi. Ce fut un très grand honneur d’y participer et l’expérience a été fort agréable.
Q) Que pensez-vous des grands espaces du Canada?
R) J’ai eu la chance de traverser le Canada et de découvrir presque tous les aspects du plein air, que ce soit lors d’excursions de pêche dans les régions éloignées du Nord ou lors de randonnées pédestres au Yukon, dans le nord de la Saskatchewan et au Manitoba. L’une de mes régions préférées se trouve ici, en Alberta, près du Col du nid du corbeau (Crowsnest Pass). Pour les Canadiens, pouvoir vivre à un endroit où vous ne rencontrez pas âme qui vive à moins de 20 minutes, peu importe la direction que vous empruntez, c’est tout simplement incroyable, mais c'est ce que j’ai appris lors de mes voyages dans le monde. Voilà une des raisons qui ont motivé mon retour au Canada. Plus je voyageais aux quatre coins du globe et que je découvrais des choses différentes, plus je constatais, non pas en raison de mon origine canadienne ni parce que je manquais d’objectivité, qu’ici, c’est réellement le meilleur endroit où vivre dans le monde.
Q) La plupart des Canadiens ont entendu votre chanson « Alberta Bound » et en ont vu la vidéo, qui met en vedette de merveilleux paysages de l'Alberta et ses habitants. Dites-nous ce qui vous a motivé, dans cette vidéo, à mettre en valeur nos aires naturelles de l’Alberta.
R) J’ai composé la chanson « Alberta Bound » après un voyage de retour en Alberta lorsque je vivais à Nashville. Je pensais alors à tout ce que j’aime de cet endroit. C’était l’une de ces journées printanières comme nous avons ici, caractérisées par une tempête de neige à gros flocons. Confortablement assis devant un feu de foyer, je jouais doucement un air sur ma guitare quand les mots pour la chanson « Alberta Bound » me sont venus tout naturellement. Je n’aurais jamais pu imaginer que cette chanson deviendrait l’hymne qu’elle est aujourd’hui.
Q) Comment avez-vous entendu parler de CIC?
R) J’ai déjà été propriétaire d’un lopin de terre situé à l’ouest de Cochrane, et à cette époque, nous rêvions d’habiter à cet endroit. Tout en bas se trouvaient des milieux humides http://www.ducks.ca/fr/ressources/general/milieuxhumides/dixfaits.html et des sources, et j’avais besoin de conseils sur ce qu’il y avait de mieux à faire. J’ai donc téléphoné chez CIC et j’ai rencontré Lloyd. Nous avons fait le tour de la propriété et avons parlé de notre passion commune pour le plein air. Cette rencontre nous a éventuellement conduits à une excursion de chasse aux canards. Il nous a d’ailleurs été fort agréable d’amasser des fonds pour Canards Illimités en vendant cette excursion aux enchères. J’ai toujours eu l’impression que c’est moi qui avais été le plus chanceux dans toute cette aventure; j’ai trouvé génial de rencontrer des gens aussi passionnés de chasse et de pêche que moi. J’ai aussi beaucoup appris pendant ces excursions, au contact de personnes qui s’adonnaient à ces sports bien plus souvent que moi. Cette expérience a été vraiment plaisante, et un grand partenariat s'est établi au fil des ans.
Q) Apportez-vous votre soutien à des groupes de conservation comme CIC? Si oui, pourquoi?
R) Honnêtement, je n’ai jamais pris beaucoup de temps pour y réfléchir. Il est important de gérer nos terres de façon responsable, à partir d’idées différentes provenant de personnes différentes. Je crois qu’il est important d’assumer nos responsabilités envers ce qui nous a été donné.
Q) En tant que père, quelle importance revêt la conservation de nos habitats naturels, comme les milieux humides, pour vos enfants et leurs enfants?
R) Maintenant que je suis père, lorsque je regarde mon fils courir et s’amuser et que je pense à la chance que nous avons et que nous aurons de profiter du plein air ensemble, je crois qu’il est important d’enseigner ce qui nous permet de conserver nos origines. Il s’agit de bien utiliser les ressources dont nous disposons, ces richesses qui disparaissent de plus en plus dans notre société moderne. Ces notions deviennent de plus en plus importantes à mes yeux, et je crois que ma relation avec Canards Illimités l’est d’autant plus depuis la naissance de mon fils. J’admire les efforts de cet organisme visant à conscientiser les gens sur l’importance de gérer leurs terres de façon responsable.
Q) Les amateurs de musique country sont reconnus depuis longtemps pour être des amateurs de plein air et pour être terre à terre. Pouvez-vous expliquer de quelle façon cette relation de votre public avec la terre et la nature vous motive?
R) Je pense différemment, je crois, de nombreux autres artistes country. Plus notre monde change rapidement, plus les choses semblent perdre en dimensions. Les gens parlent d’un village planétaire et de la facilité à laquelle nous pouvons nous rendre de l’autre côté de la planète en 14 heures par avion. Il est fascinant de constater à quel point le monde est devenu petit. Plus j’y pense, plus cela m’amène à réfléchir aux origines de la musique country. On a toujours chanté l’importance d’aider notre voisin et tous ceux et celles qui appartiennent à notre collectivité. Notre communauté s'étend désormais au-delà de notre entourage immédiat, et il est plus facile que jamais de joindre les populations du monde entier. Jadis, on se faisait une fête d’aller à la foire agricole du comté. Mais aujourd’hui, nous pouvons poser des gestes qui vont changer le monde. Ce que j’aime le plus dans mon métier d’artiste country, c’est justement de constater que tous ces amateurs de musique country semblent comprendre tout cela. Ils connaissent l’importance de lever les yeux de temps en temps et de regarder ceux qui nous entourent et de leur donner un coup de main.
Q) Vous avez mentionné aimer la chasse à la sauvagine et la pêche. Quels en sont vos meilleurs souvenirs?
R) J’ai eu la chance unique de participer à quelques émissions télévisées portant sur la pêche. Je pense, entre autres, à l’émission de Bob Izumi, à laquelle j’ai vraiment aimé participer. J’ai également eu l'occasion de pêcher dans le nord du Manitoba et de la Saskatchewan, où j’ai attrapé mon plus gros brochet à l’aide d’une canne à mouche. J’ai aussi participé à des excursions de pêche à la truite à Fortress Lake, de l’autre côté des montagnes en Colombie-Britannique, pour The Canadian Fly Fisher Magazine et Flymax Films.
Quant à la chasse aux canards, mon meilleur souvenir demeure la fois où ma mère m’a accompagné à une chasse organisée par CIC. C’était quelque chose qu’elle avait toujours voulu faire, aller chasser, puis l’occasion s’est présentée. Je me souviens, pendant les préparatifs, elle était excitée comme une enfant. À Calgary, nous allions d’une boutique d’articles de sport à l’autre pour lui procurer ce dont elle avait besoin pour l’excursion. Tout me semblait si irréel lorsque j’observais ma mère chasser avec nous! Elle en parle encore souvent. J’ai vraiment bien aimé cette excursion, qui restera gravée dans ma mémoire.
Q) Ces passe-temps en plein air ont-ils fait partie de votre jeunesse? Si oui, racontez-nous comment. Si non, quand avez-vous commencé à vous intéresser à la chasse à la sauvagine et à la pêche?
R) Pour moi, le plein air se résumait aux excursions en compagnie de mon oncle. Ce dernier nous amenait toujours dans cette région. En tant que boucher, il possédait de vastes connaissances sur l’apprêtage des viandes dans la nature, connaissances qu’il nous a transmises. J’ai toujours trouvé que c’était une expérience formidable, enfant et aussi adolescent, de rester assis là, avec mon oncle, à pêcher le poisson au beau milieu d’un plan d’eau tout en discutant ou même, parfois, en silence.
Q) Racontez-moi votre anecdote de plein air préférée.
R) C’est l’une de ces excursions en compagnie de mon oncle et de mon père. Un ami nous avait prêté les clés de son vieux chalet situé tout juste à l’ouest de Sundrie. L’automne était avancé et nous projetions d’aller chasser des oiseaux et de pêcher, mais dès notre arrivée, la neige s’est mise à tomber abondamment. Nous vivions dans ce chalet sans chauffage d’appoint autre que le feu de foyer que nous devions alimenter jour et nuit tellement il faisait froid. Cette journée-là, nous avions abattu une couple de gélinottes, les avions apprêtées, puis cuites sur le feu. Le lendemain, nous nous étions rendus à la rivière pour aller pêcher, mais elle avait déjà commencé à geler. On était restés là, debout. Puis, j’ai regardé de l’autre côté de la rivière, où j’ai aperçu des chevaux sauvages. À cet instant précis, j’ai scruté la neige en entendant du bruit provenant des buissons de l’autre côté du sentier, puis soudain, j’ai vu un étalon sauvage me regarder droit dans les yeux… Je n’oublierai jamais cette image gravée dans ma mémoire. Je me sens vraiment privilégié d’avoir vécu de si belles expériences.
Q) Souhaitez-vous ajouter quelque chose?
R) J’ai hâte de me retrouver dans la mire du public. J’ai de beaux projets en cours. J’ai eu grand plaisir à partager avec vous quelques anecdotes familiales. Nous reprendrons la route à l’automne 2011, et ma petite famille nous accompagnera... ainsi qu’une ou deux grand-mères pour nous aider à nous occuper de fiston!
Renseignements :
Duncan Morrison, d_morrison@ducks.ca
Gestionnaire des Relations avec les médias
Canards Illimités Canada
tél. : 204-467-3202
