Légende photo : (de g. à dr.) M. Bernard Massé (Fondation Hydro-Québec pour l’environnement), M. Bernard Filion (Canards Illimités Canada), M. Jean-Marc Robitaille (maire de Terrebonne), Mme Danielle Saint-Pierre (ministère des Ressources naturelles et de la Faune).
L’aménagement faunique du ruisseau de Feu a débuté 
Terrebonne, Québec, le 8 avril—« Après 20 ans de travail, l’aménagement du ruisseau de Feu passe du rêve à la réalité. » C’est en ces termes que M. Bernard Filion, directeur du Québec de Canards Illimités Canada (CIC), a annoncé le début des travaux d’aménagement du secteur « marais » sur le territoire du ruisseau de Feu.
« Convoité par les secteurs immobilier et agricole, le territoire du ruisseau de Feu est promis à tout jamais à la nature et sera promu un jour au temple de la renommée du patrimoine naturel québécois », a déclaré M. Filion. Ce projet de développement durable de 1,5 million de dollars vise la restauration du secteur du ruisseau de Feu de Terrebonne et s’étend sur un territoire de 100 hectares.
Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement et la Ville de Terrebonne contribuent aussi au projet qui consiste à aménager ce territoire, dernier vestige de la plaine inondable de la couronne nord de Montréal. Il vise à préserver les habitats naturels présents et à améliorer l’utilisation du milieu par la faune en offrant un habitat de qualité aux poissons et à la sauvagine. La préservation de ce site permettra de consolider le paysage historique du ruisseau de Feu par l’aménagement d’un marais, d’un marécage et la réimplantation du boisé d’origine. Cet aménagement représentera aussi une richesse pour les populations avoisinantes grâce à son potentiel récréatif et éducatif.
L’aménagement du secteur « marais » implique notamment la mise en place d’ouvrages de contrôle du niveau d’eau et de passes migratoires et le reprofilage des fossés existants. Nécessitant des investissements de plus de 530 000 dollars, cet aménagement est d’une superficie de 45 hectares et permettra d’offrir un habitat de qualité optimale pour les frayeurs hâtifs et tardifs, pour la sauvagine en période de migration, de nidification et d’élevage des couvées ainsi que pour une multitude d’autres espèces animales.
« La Fondation Hydro-Québec pour l'environnement contribuera à hauteur de 160 000 dollars à la mise en place d’infrastructures qui permettront de recréer un milieu humide », a souligné Mme Catherine Leconte, directrice générale de l'organisme. Selon Bernard Massé, directeur régional d'Hydro-Québec, l'appui décisif de la Fondation à ce projet traduit bien l'importance qu'Hydro-Québec accorde à la protection de l'environnement et à la préservation des milieux naturels. « En outre, la direction régionale se réjouit de cet octroi important, puisqu'il s'agit d'une première dans le sud de Lanaudière », a-t-il ajouté.
Avec le projet du ruisseau de Feu, la Ville de Terrebonne démontre clairement que l'environnement est une priorité pour elle. « Nous sommes fiers de participer à l'un des plus grands projets de développement durable dans le grand Montréal », a dit le maire de Terrebonne, M. Jean-Marc Robitaille. « Je voudrais remercier Canards Illimités Canada et ses partenaires pour leur dévouement à la cause de l'environnement. Ces travaux amélioreront sans contredit la qualité de vie des résidants du secteur, qui pourront désormais jouir d'un milieu naturel unique revalorisé, et ce, à deux pas de chez eux. »
« Les milieux naturels sont essentiels pour le maintien de la biodiversité et il est important de les considérer à leur juste valeur dans les projets de développement. Le projet du ruisseau de Feu est un merveilleux exemple de gestion intégrée des ressources en milieu urbain », a pour sa part affirmé Mme Danielle St-Pierre, directrice régionale du ministère des Ressources naturelles et de la Faune.
Des habitats pour un grand nombre d’espèces
Le territoire du ruisseau de Feu est un site à haut potentiel faunique. On y compte une vingtaine d’espèces de poissons, dont d’importantes frayères pour le grand brochet et la perchaude et quelque soixante espèces d’oiseaux, dont trois (hibou des marais, Bruant de Nelson et faucon pèlerin) sont inscrites sur la liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables. Des inventaires de sauvagine ont permis de recenser de nombreuses espèces utilisant le milieu pour la migration et la reproduction. Plusieurs mammifères, reptiles et amphibiens sont également présents. Une colonie d’eragrostides hypnoïdes, une plante susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable, a aussi été inventoriée.
« En plus du secteur « marais », qui démontre clairement que nous allons de l’avant avec cet ambitieux projet, les nouveaux aménagements fauniques sauront répondre aux exigences de l’habitat du poisson, tout en offrant à la sauvagine un lieu de prédilection pendant ses migrations printanière et automnale ainsi que durant sa période de reproduction. Ce sera sans doute l’un des projets de restauration les plus spectaculaires de la prochaine décennie au Québec », a conclu Bernard Filion.
À propos de Canards Illimités Canada
Présent au Québec depuis plus de 30 ans, Canards Illimités est un organisme national sans but lucratif qui conserve les milieux humides et les habitats qui s’y rattachent au bénéfice de la sauvagine nord-américaine et fait la promotion d’un environnement sain pour la faune et les humains.
Renseignements :
Bernard Filion
Canards Illimités Canada
Tél. : (418) 623-1650, poste 15
courriel : b_filion@ducks.ca

