
Le blé d’hiver profite à la sauvagine qui niche au printemps, en particulier les canards pilets, une espèce dont les populations ont diminué depuis la fin des années 1970.
Le blé d’hiver se maintient 
Légère diminution seulement des superficies cultivées par rapport à l’an dernier, selon Statistique Canada
Saskatoon, Sask., le 9 décembre 2008 –Le blé d’hiver est dans les prairies canadiennes pour rester. Statistique Canada vient de publier les superficies ensemencées cet automne et ne constate qu’une légère diminution par rapport à l’an dernier, malgré la récolte tardive et le temps pluvieux de l’automne.
« Canards Illimités Canada (CIC) félicite les agriculteurs des Prairies qui se sont montrés tenaces en ensemençant leurs champs de blé d’hiver après un automne qui n’a pas été des plus clément, a déclaré Paul Thoroughgood, agrologue régional pour CIC. Ils démontrent ainsi la valeur que leur procure le blé d'hiver lorsqu’ils le font pousser en rotation. »
La superficie ensemencée cet automne s’élève à 502 980 hectares cet automne, en baisse par rapport à quelque 606 000 hectares ensemencés l’an dernier. La répartition par province d’hectares ensemencés de blé d'hiver en 2008 est de 191 900 ha au Manitoba, de 181 800 ha en Saskatchewan, et de 129 280 ha en Alberta.
« De 2004 jusqu’en 2008, le nombre d’hectares de blé d’hiver a augmenté tous les ans dans les Prairies. Cette année est finalement très proche du nombre d'hectares ensemencés en 2006, dit M. Thoroughgood. Les nouvelles variétés, de meilleurs débouchés commerciaux et les avantages agronomiques du blé d’hiver en ont fait un choix attrayant pour de nombreux producteurs. Les agriculteurs savent que la culture du blé d’hiver est un excellent moyen de s’adapter aux conditions de culture variables. »
Voici, selon M. Thoroughgood, certains avantages du blé d’hiver :
- rendements supérieurs : de 15 à 40 % de plus que le blé ensemencé au printemps. Les variétés disponibles conviennent aux marchés de la meunerie, des aliments pour animaux et de l’éthanol;
- excellent moyen écologique de gérer la résistance aux pesticides de l’avoine sauvage;
- • évitement des ravageurs : évite les ravageurs courants du blé tels que la cécidomyie orangée du blé et le cèphe du blé, ce qui évite d’avoir à épandre des insecticides;
- évitement des maladies : vient à maturité plus rapidement, et évite ainsi les maladies telles que la brûlure de l’épi causée par le fusarium.
L’augmentation de la culture du blé d’hiver profite également à la sauvagine qui niche au printemps, en particulier les canards pilets, une espèce dont les populations ont diminué depuis la fin des années 1970. Ces avantages pour la sauvagine ont incité CIC à investir plus de 3,5 millions de dollars dans la mise au point de variétés, la recherche en agronomie, le soutien des groupes de producteurs et les incitatifs financiers pour ces derniers au cours des sept dernières années.
CIC collabore avec les agriculteurs, les éleveurs et les propriétaires fonciers canadiens pour les aider à mettre en œuvre des pratiques agricoles et environnementales durables qui améliorent aussi leur rentabilité.
Renseignements
Lee Moats, spécialiste du marketing et des communications
Canards Illimités Canada
Regina (Saskatchewan)
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